文档介绍:1 - L'unique tabou
Dans une société pluraliste, l'historiographie n'est pas assujettie à la politique ; la libre
recherche est garantie me la liberté d'opinion. Il s'ensuit que notre perception
des époques passées ne cesse de se transformer. De nouvelles connaissances
historiques nous contraignent régulièrement à réviser nos opinions. Il est aussi
parfaitement licite de s'attaquer aux erreurs historiques en recourant aux méthodes des
sciences exactes.
Il n'y a pas si longtemps encore, il était entendu en Suisse que c'était à la suite du
serment du Grütli de 1291 qu'avait été entreprise la "destruction des châteaux ", à
savoir la prise d'assaut des citadelles habsbourgeoises. Toutefois, des fouilles ont
montré que nombre de ces châteaux ne furent abandonnés que bien après 1291 ou
l'avaient été bien avant. La "destruction des châteaux"est donc, au moins
partiellement, un mythe. Nous n'avons jamais entendu dire que les historiens qui ont
dirigé les fouilles aient été traduits en justice pour "outrage à nos ancêtres".
La mise en doute par certains chercheurs de l'authenticité du "saint suaire du Christ" a
soulevé une vive émotion parmi les catholiques. Pourtant, là aussi, il y a recherche et
débat.
Une seule période échappe au principe de la liberté de recherche dans la société
démocratique occidentale. Qui conque met en cause la conception traditionnelle de
cette période risque des sanctions légales, la mise au ban de la société et la mort
professionnelle. Pour cette période-là, on substitue à la pensée critique et à la libre
recherche un dogme imposé par l'État ; l'utilisation des méthodes scientifiques est un
péché : il s'agit des années 1941 à 1944 (voy. "Dernière minute – fin septembre 1993
", ci-dessous).
2 - Les révisionnistes
Les victimes de la répression et de l'exclusion sociale mentionnées plus haut sont ces
chercheurs que l'on appelle "révisionnistes". Pour ce qui touche à la seconde guerre
mond